Quatrième de couverture
J'observe les étoiles, miroitées dans l'eau. C'est là, devant tant de beauté, que j'ai soudain la certitude que tu reviendras ici. C'est clair, tellement clair. C'est ton éden, ton pays." En fuite, Riopelle a trouvé refuge auprès d'un groupe clandestin de militants écologistes. Bientôt, ils lanceront l'opération Bivouac, destinée à empêcher la construction d'un oléoduc dans les terres du Bas-Saint-Laurent. Mais l'homme reste hanté par l'issue dramatique de sa dernière mission. Dans la ferme communautaire où elles se sont installées, Anouk et Raphaëlle peinent à trouver leurs marques et vivent leurs premiers désaccords. Quand Riopelle leur propose de rejoindre sa lutte acharnée pour préserver le territoire, elles ont un choix à faire. Entre nécessité de l'engagement et compromis pacifiste, tous trois voient se mêler peurs inavouées et désirs inassouvis.
Mon avis
Ce dernier tome n'est pas mon préféré de la trilogie, sans doute parce que Raphaëlle et Anouk y mènent une vie d'abord plus paisible, même si elle reste ancrée au plus près de la nature. C'est un vrai plaisir de retrouver l'ensemble des figures fortes des opus précédents, Riopelle, Raphaëlle et Anouk, tous animés par la même urgence viscérale de protéger le vivant.
Le roman met en scène un combat profondément inégal : d'un côté, l'État et les promoteurs prêts à tout détruire ; de l'autre, des militants écologistes qui se battent à armes inégales pour sauver la terre.
Les derniers chapitres sont particulièrement prenants. Lorsqu'un drame survient, la lecture bascule et m'a fait passer par un tourbillon de tristesse et de colère. J'ai ressenti un immense désarroi face à cet affrontement déchirant entre écologistes et travailleurs forestiers... la lutte éternelle du pot de terre contre le pot de fer, empreinte d'une poignante impuissance. J'ai tourné les dernières pages la gorge serrée et les larmes aux yeux en m'accrochant jusqu'au bout à l'espoir d'un happy end.































