vendredi 30 janvier 2026

L'homme sous l'orage - Gaëlle Nohant


 Quatrième de couverture

Hiver 1917. Le front s'enlise, l'arrière s'épuise. Une nuit d'orage, un visiteur demande asile à Isaure, la propriétaire d'un domaine viticole. Avant le conflit, c'était un peintre talentueux reçu au château, désormais c'est un déserteur que la maîtresse de maison renvoie sèchement. Saisie de compassion, Rosalie, la fille d'Isaure, le cache au grenier. Mais avec lui, les périls s'invitent au cœur de la demeure.
Peut-on agir sur le destin? Le fugitif, la jeune fille et la mère refusent la place qui leur a été assignée. Ils s'émancipent et se confrontent, tissant un fascinant roman de guerre, d'amour et de liberté. Pour eux comme pour nous, l'orage se lève, il faut tenter de vivre.

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce roman vraiment pas loin du tout du coup de coeur.

L'histoire est passionnante. Peu de personnages  principaux : 

- Isaure la mère, une femme forte qui tient à bout de bras le domaine viticole dans les Pyrénées orientales, en l'absence de son mari parti à la guerre, comme beaucoup d'autres femmes à cette époque, c'est elle qui gère tout et trouve une nouvelle liberté.

Rosalie, 19 ans, qui s'émancipe des principes inculqués par ses parents et la société en cachant un homme, déserteur de surcroit sous le nez de sa mère, une révolte contre sa vie bien rangée.

Marthe, l'employée de maison qui rêve d'une vie meilleure.

Théodore, peintre talentueux qui a fuit les horreurs de la guerre et se retrouve dans l'inégalité car déserteur.

Le roman se passe durant la guerre de 14-18 et plus précisément durant l'hiver 1917. Rosalie et sa mère, Isaure, puis leurs domestiques vivent dans un château du domaine viticole, les hommes sont partis à la guerre. Un soir, lors d'une nuit d'orage un visiteur, Théodore Brienne, peintre talentueux et connu par Isaure frappe à la porte du château pour demander l'asile celle-ci refuse sous prétexte qu'il est un déserteur et qu'il devrait avoir honte ! Son mari et son fils, étant eux au front. Rosalie, pleine de compassion décide de le cacher au grenier sans prévenir qui que ce soit.

Je me suis attachée aux personnages et j'ai eu également de la compassion pour Théodore. Marthe quant à elle m'a fait penser à un des personnages de Downtown Abbey, l'ambiance s'y prêtait également. Quant à Isaure, mes sentiments sont mitigés car elle connaissait Théodore et refuse malgré  tout de l'aider ne serait-ce qu'une nuit mais si elle l'avait fait, elle aurait mit sa famille en danger ...  je dis ça avec les connaissances d'aujourd'hui de cette boucherie qui a eu lieu ces années là, alors je peux aussi la comprendre. Qu'aurions-nous fait à sa place ?

Dans ce roman, j'ai aimé aussi le fait que Théodore était peintre et qu'il trouve du réconfort dans son art qu'est la peinture, on oublie tout lorsque l'on peint ...

Une histoire de femmes comme j'aime, je vous conseille cette lecture.

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