Quatrième de couverture
"Pourquoi donc a-t-on tant besoin de posséder la beauté ? Et si on la laissait vivre en paix dans l'espoir de la recroiser un jour ?" Garde-forestière, Raphaëlle vit dans une cabane isolée au coeur de la forêt du Kamouraska. Pour rien au monde elle n'échangerait cette vie loin des hommes. Mais une nuit, sa chienne disparaît. Raphaëlle suspecte rapidement des braconniers et les prend en chasse. Elle ignore que, depuis l'ombre, des yeux la guettent. Dans cette nature aussi belle que féroce, proie et prédateur se confondent...
Mon avis
Dans ce deuxième tome, on replonge avec bonheur dans la nature sauvage du Kamouraska. On y recroise avec plaisir les échos d'Encabanée, mais cette fois-ci à travers le regard de Raphaëlle, garde-chasse déterminée et solitaire.
Raphaëlle a coupé les ponts avec sa famille et avance dans la vie avec très peu de vrais amis. Son quotidien est rythmé par la surveillance des territoires et un combat acharné contre le braconnage. C'est dans ce quotidien brut qu'elle croise la route d'une petite chienne chétive, atteinte d'un souffle au cœur. Destinée à être euthanasiée car inutile pour les mushers, elle est recueillie par Raphaëlle qui la nomme "Coyote". Entre la garde-chasse et ce chiot vulnérable se tisse immédiatement une complicité vitale : elles deviennent de véritables bouées de sauvetage l'une pour l'autre.
Ce tome marque aussi une étape déterminante avec sa rencontre avec Anouk, l'héroïne d'"encabanée". De cette prise de contact naît une belle complicité et une histoire d'amour lumineuse qui vient adoucir la rudesse du quotidien
J'ai profondément aimé cette lecture. Je m'identifie beaucoup à Raphaëlle, dont j'admire le courage, la détermination et la force de caractère. Gabrielle Filteau-Chiba réussit à décrire ses émotions avec tellement de justesse que je les ai ressenties comme si c'étaient les miennes. Une immersion poignante et lumineuse au cœur de la forêt québécoise.































