Quatrième de couverture
À travers différents destins croisés, le camp d'internement de la Muette, à Drancy, raconté pour la première fois en bande dessinée.
20 août 1941, la police française se prépare à arrêter 5000 habitants du 11e arrondissement de Paris, tous de confession juive… Quelques jours plus tard, ils seront 4230 hommes à être emprisonnés dans la cité de La Muette à Drancy.
Durant trois années, la cité verra ainsi passer 67 000 hommes, femmes et enfants en partance pour les camps de la mort… Parmi eux, Béno, Nissim, Jean, Chil, Chana et bien d’autres. Des noms qui sont autant de victimes de la logique d’extermination nazie – et de ses complicités françaises. Des destins qui se croiseront dans un quotidien rythmé par les rafles et déportations qui emplissent et vident alternativement le camp…
Mon avis
Je pense avoir été tentée d'acheter cette B.D chez le libraire mais quand je l'ai feuilletée j'ai trouvé que les dessins étaient faits comme des esquisses, des croquis, de plus les couleurs étaient dans des nuances de gris bleu, l'histoire m'intéressait mais j'ai eu peur de ne pas accrocher à cause de ça. J'ai eu la chance d'emprunter le livre à la bibliothèque et franchement je ne regrette pas car finalement les couleurs et les dessins sont très expressifs et laisse bien passer les différentes émotions des personnages.
La muette, je ne connaissais pas le nom de cette cité mais je connaissais le camp d'internement de Drancy et ce qui s'y était passé, les rafles, la complicité de la France à cette horreur, les internements des personnes juives, des femmes, des enfants, des communistes, des résistants ...
J'ai ressenti la détresse, le froid, le manque de nourriture, la peur, la violence des lieux et des brimades mais aussi parfois l'espoir tout en sachant au vue de l'histoire qu'il était vain, J'ai été abasourdi par l'énumération des convois qui partent vers l'Allemagne suivi des dates, leurs répétitions montre encore plus l'ampleur et l'horreur, alors oui, on sait mais le lire comme ça c'est encore plus effroyable. Les relations entre les prisonniers sont poignants, entraides, partages, mais aussi la honte ... Et ici, les inconnus ont des noms : Jean, Béno, Chil, Chana, Nissim, on les suit dans leur quotidien et leur histoire est prenante.
Une belle lecture qui me laisse pourtant un voile de tristesse et beaucoup d'incompréhension face à autant de cruauté des hommes envers d'autres hommes !










