mardi 31 mars 2026

Ralentir - Delphine Le lay


 Quatrième de couverture

David est représentant commercial et vient de recevoir une proposition de promotion. Après une semaine passée loin de sa famille, il prend la route pour rentrer pour le week-end. Le temps est pluvieux et David ne se sent pas très bien. Alors qu'il s'arrête pour reprendre ses esprits, Emma, une auto-stoppeuse à l'allure marginale s'engouffre dans sa voiture. Il n'avait pas vraiment prévu ça mais, bonne âme, il accepte de faire un bout de chemin avec cette passagère aux convictions et au mode de vie opposés aux siens. Le temps d'un trajet tendu et semé d'embûches, David entrevoit la possibilité d'une autre manière de vivre et oscille entre deux extrêmes.

Mon avis

La couverture est très parlante : A l'heure où j'aimerais moi aussi ralentir, je n'ai pas pu résister à cette lecture.

David vient d'obtenir une promotion et compte bien prouver qu'il la mérite. Il va travailler dur poussé par sa direction qui lui dit qu'elle compte sur lui, d'ailleurs son patron n'hésite pas à l'appeler pour lui donner du travail alors que David commence tout juste à être en week-end et qu'il part rejoindre sa famille.

Sur la route de Douarnenez il s'arrête pour se reposer et rencontre Emma, une auto-stoppeuse qui se rend à Carhaix. David accepte de la prendre, un peu contraint et forcé par les circonstances. Tout oppose ces deux personnages : Emma est une fille libre, détachée de toutes contraintes, elle ne se sent pas liée par un boulot, pour elle le confort matériel n'est pas le but ultime de l'existence, alors que David sacrifie jusqu'à ses moments de repos pour son boulot. Sur la route, un évènement imprévu va bouleverser les certitudes de David ... Une petite pause imposée par les intempéries chez des personnes où le confort matériel se limite au minimum et proche de la nature sera peut être révélatrice pour David ...

Cette lecture m'a beaucoup plu car elle pousse à s'interroger sur l'absurdité de notre quotidien : pourquoi travailler toujours plus si ça finit par nous bouffer de l'intérieur ? Se contenter de moins est un grand défi, surtout quand la peur de manquer est si présent. N'est ce pas la société qui nous conditionne à penser ainsi ? Proche de la retraite, j'aspire à ce moment où je pourrai enfin ralentir. Pourtant une question demeure : comment prendre cette décision irrémédiable sans craindre l'avenir ? 

C'est drôle, il y a peu un ami me disait qu'il était enfin à la retraite, j'ai ressenti au moment où il le disait ce que moi j'aurais éprouvé si j'étais à sa place, un tel soulagement ! Que ça m'interroge ... Est-ce que mon amour pour mon travail peut prendre le pas sur mon bien-être ?

Retour à la vallée aux étoffes, tome 4 - Anne Jacobs


 Quatrième de couverture

Un manoir et une famille puissante dans la tourmente de la Grande Dépression : pourront-ils faire face ?

Un vent de bonheur souffle sur la villa aux étoffes : le troisième enfant de Marie et Paul Melzer vient de fêter ses quatre ans et le couple file le parfait amour. Mais la crise économique qui se répand en Europe met bientôt en péril l'usine textile familiale. Croulant sous des dettes qu'il ne peut rembourser, Paul est confronté à un choix déchirant : afin de préserver le sort de la famille, mais aussi des ouvriers et des domestiques, doit-il se résoudre à vendre la demeure qui abrite les joies et les peines des Melzer depuis tant de générations ?
Au coeur du tumulte des années 1930, passions individuelles et questions sociales se mêlent dans un nouveau tome haletant de cette fascinante saga digne de Downton Abbey.


Mon avis


Toujours aussi prenant ! On retrouve avec plaisir tous les personnages de la saga. La famille Melzer est un à tournant de son histoire, alors que le poids des évènements mondiaux commence à transformer leur quotidien.


Nous sommes en 1930-1931, les répercussions du crash boursier de New York frappent de plein fouet, la récession s'installe, les usines ferment les une après les autres. Paul Melzer se bat pour sauver son entreprise et protéger ses employés du licenciement.


Mais au-delà de la crise économique, c'est l'ombre de la montée d'Hitler qui commence à peser sur la fin du récit. C'est avec une réelle angoisse que je vais entamer le tome 5, connaissant les origines juives de Marie, je redoute les conséquences terribles que l'histoire annonce pour elle et ses proches


lundi 30 mars 2026

Le pêcheur de rêves - Elodie Garcia


 Quatrième de couverture

Dans un petit village côtier, le jeune Maël rêve de découvrir le monde et se plonge dans les carnets de son grand-père disparu en mer.
Son père, lui, souhaite que son fils prenne la même voie que lui : il deviendra pêcheur. Un beau matin, le jeune garçon est emmené en mer bien malgré lui, mais une tempête le projette par-dessus bord ! Le ciel se mélange à l'océan, Maël se retrouve tout au fond de l'eau...
Lorsqu'il ouvre les yeux, il découvre un monde qu'il n'aurait jamais pu imaginer.

Mon avis

Comment résister à cette B.D ? Je trouve la couverture magnifique avec toutes ces nuances de bleu ! et le titre, on en parle du titre ? "Le pêcheur de rêves" ça fait rêver non ?

Maël est un petit garçon qui possède un carnet de croquis et d'histoires légué par son grand-père. On y parle des Océnides, des créatures marines qui vivaient en harmonie avec les humains jusqu'à ce qu'ils soient responsables d'un déséquilibre. Un jour, il fait la rencontre de Naïa, l'une de ces créatures ...

C'est une très belle histoire pour les enfants comme pour les grands, J'ai pris beaucoup de plaisir à regarder les illustrations et à m'y plonger dedans lorsque j'étais enfant. Magique !  


dimanche 29 mars 2026

Quelques toiles ...

 La première fois où je suis allée à un atelier peinture c'était en novembre 2019, la durée de l'atelier était de 4 heures. Tous les premiers arrivants devaient peindre cette toile qui permet de voir si on préfère peindre au couteau ou au pinceau ... Il s'avère que je préfère le pinceau même si j'aime le rendu du couteau ...


Cela fait donc presque 6 ans que je me rends à ce atelier, 2 à 3 fois par mois (bon il y a eu aussi le covid entre temps). J'y prends énormément de plaisir et je progresse 

Il y a des tableaux qui me parlent plus que d'autres, ils ont un point commun ...

Celui ci est vraiment celui que je préfère entre tous car il y a tout ce que j'aime : la sérénité, la photographie, la lecture, le silence, la nature

Son nom : moment de douce sérénité, terminée le 8 avril 2024



Ici aussi, le calme, le silence, la nature ... 
Son nom : Balade au clair de lune terminée le 28 juillet 2025


Toujours une femme seule ... tranquille, sereine ... 
Son nom : Un jour d'automne terminée le 4 mai 2022



Pour la suivante, qu'est ce que j'ai galéré pour les montagnes ! il y a toujours quelque chose qui me tracasse sur cette toile, je n'ai pas l'impression que le personnage soit le thème principal de la toile une femme qui prend de la hauteur et qui regarde la vallée ...
Son nom : Prendre de la hauteur, terminée le 4 mai 2022


voilà ma dernière toile terminée le 16 mars. Son nom : Douce mélodie sous la glycine




samedi 28 mars 2026

La plupart des hommes - Simon François


 Quatrième de couverture

Gien. Ville grise à l’horizon bouché qui ne s’ouvre que sur le fleuve de la Loire. C’est ici que Kad et son ami d’enfance Gabriel ont grandi. Le premier y est resté. Le deuxième en est parti. Mais quand Juliette, la soeur de Gabriel, est retrouvée inconsciente dans le camion de Kad, le corps tuméfié, leur vie bascule...
Chargée de l’enquête, Karine, jeune gendarme débarquée de Lille, se heurte à des habitants suspicieux et murés dans le silence. Ici, la vérité semble coulée dans le métal de la fonderie de Bertrand Morin, le père tyrannique de Gabriel et Juliette.
Entre rejets toxiques dans le fleuve, travailleurs sans papiers et secrets de famille, ce roman nous embarque sur les bords de Loire poisseux, chez ceux qui tentent par tous les moyens d’échapper à leur destin.

Mon avis

Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio ainsi que les éditions Le Masque pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une opération Masse Critique.

C'est le deuxième roman que je chronique et, comme pour le précédent, j'ai éprouvé des difficultés au démarrage. Si j'avais fini par m'attacher aux personnages et à l'ambiance lors de ma première expérience, ce ne fut malheureusement pas le cas ici. Pour La plupart des hommes, le blocage a persisté : je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, sans pour autant m'expliquer clairement pourquoi.

C'est d'autant plus frustrant que le récit semble captivant et les critiques sont élogieuses. Je pense simplement que ce n'était pas le bon moment pour cette lecture ; j'ai actuellement besoin de positivité et d'évasion pour m'extraire de l'ambiance actuelle, ce que ce roman, plus sombre ou analytique, ne m'a pas apporté."

Je ne ferme pas définitivement la porte à ce roman. Je pense simplement que ce n'était pas le bon moment pour cette rencontre littéraire. J'ai conscience de passer à côté d'une plume appréciée, c'est pourquoi je préfère le mettre de côté pour le relire plus tard, quand je serai dans une disposition d'esprit plus réceptive à ce type de récit.

vendredi 27 mars 2026

Les nombrils, pour qui tu te prends - Dubuc


 Quatrième de couverture

Jenny et Vicky sont les pires chipies que la Terre ait portées. Elles se prennent pour le nombril du monde et pour peu, elles le seraient vraiment. Avec leurs vêtements sexy, leur maquillage provocateur et leur coiffure toujours impeccable, partout où elles vont, les regards sont hypnotisés, la musique s'arrête. On ne voit et on n'entend plus qu'elles.

Et heureusement ! Parce que Jenny et Vicky sont prêtes à tout pour être le centre d'attraction. Leur amie, la trop grande Karine, l'apprend à ses dépens lorsqu'un certain Dan s'intéresse à elle. Jenny et Vicky ne sont pas du genre à accepter la compétition ! Les lettres de Dan n'arriveront jamais à destination, ses invitations tomberont toutes mystérieusement à l'eau.

Pauvre Karine ! Dans un monde qui privilégie l'enveloppe plutôt que son contenu, elle ne peut qu'être le souffre-douleur des deux autres. Et si un jour Karine s'émancipait ? Qu'adviendrait-il de ce trio dépareillé ? L'amitié survivrait-t-elle ?*

Mon avis

Je ne sais que penser de cette B.D, il me reste comme un arrière goût amer. Deux filles qui se prennent pour le nombril du monde se montrent très méchantes envers une autre fille qu'elles trouvent physiquement moins à son avantages. Je déteste la méchanceté gratuite et là il y en a à chaque page. 

Dans ce premier tome, on retrouve un gag par page, il semblerait que dans les tomes suivants, une véritable histoire se mette en place ... histoire à suivre donc ...

jeudi 26 mars 2026

La promesse de l'aube - Romain Gary


 Quatrième de couverture

"- Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D'Annunzio, Ambassadeur de France - tous ces voyous ne savent pas qui tu es !Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j'essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu'elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l'Armée de l'Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j'entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : - Alors, tu as honte de ta vieille mère ?"

Mon avis

Malgré la réputation élogieuse de ce classique, je n'ai pas réussi à aller au bout de l'ouvrage. Le style d'écriture de l'auteur ne m'a pas séduite et j'ai ressenti beaucoup de longueurs. Le manque de rythme et de rebondissements a rendu ma lecture difficile au point de l'abandonner à la moitié de l'histoire

mercredi 25 mars 2026

Quelques jours d'été + un îlot de bonheur - Chabouté


 Quatrième de couverture

Deux histoires tendres et sensibles, emplies d'un humanisme profond et rythmés par des regards et des silences…

Quelques jours d’été

Un petit garçon de la ville confié à des gens de la campagne... Un vieux monsieur taiseux dont l'épaisse carapace craquera pour ce petit bonhomme. Un tournant dans la vie d'un petit garçon. Une histoire simple et intimiste ou même les rivières chuchotent...

Un îlot de bonheur

La rencontre d’un enfant et d’un SDF. L'enfant aux portes de l'adolescence, le monsieur qui traîne ses souvenirs... Une amitié furtive. Deux personnages blessés par la vie qui viennent chercher dans un parc, un de ces îlots de bonheur que peu parviennent à saisir.


Mon avis


J'ai découvert cet auteur par la B.D Plus loin qu'ailleurs, qui a été un vrai coup de coeur, j'ai donc décidé de découvrir d'autres histoires car sa sensibilité qui me touche beaucoup.


Ses dessins sont en noir et blanc et  les dialogues sont rares mais elles ont un sens profond. Chabouté a le don de nous plonger dans une atmosphère douce qui nous invite à nous reconnecter à l'essentiel. 


Dans le premier récit (Quelques jours d'été) : On suit un petit garçon déposé par sa mère chez ses grands parents pour un petit séjour d'été. Malgré le peu de dialogues, j'ai aimé sa relation avec ses grands parents et particulièrement celle avec son grand-père. J'ai ressenti la solitude du petit garçon mais aussi sa capacité à observer et à regarder le monde qui l'entoure.


Dans le second récit (Un îlot de bonheur) : C'est à nouveau la solitude de l'enfant qui m'a frappée. Témoin impuissant des disputes incessantes de ses parents, il s'en échappe en cherchant son propre îlot de bonheur. Il va rencontrer un homme, un SDF, j'ai aimé leur respect mutuel, leur qualité d'écoute. Une rencontre qui va les aider à trouver un peu de courage pour affronter le monde


mardi 24 mars 2026

On était des loups - Sandrine Collette


 Quatrième de couverture

Ce soir-là, quand Liam rentre des forêts montagneuses où il est parti chasser, il devine aussitôt qu’il s’est passé quelque chose. Son petit garçon de cinq ans, Aru, ne l’attend pas devant la maison. Dans la cour, il découvre les empreintes d’un ours. À côté, sous le corps inerte de sa femme, il trouve son fils. Vivant. Au milieu de son existence qui s’effondre, Liam a une certitude : ce monde sauvage n’est pas fait pour un enfant. Décidé à confier son fils à d’autres que lui, il prépare un long voyage au rythme du pas des chevaux. Mais dans ces profondeurs, nul ne sait ce qui peut advenir. Encore moins un homme fou de rage et de douleur accompagné d’un enfant terrifié. Dans la lignée de Et toujours les Forêts, Sandrine Collette plonge son lecteur au sein d’une nature aussi écrasante qu’indifférente à l’humain.
Au fil de ces pages sublimes, elle interroge l’instinct paternel et le prix d’une possible renaissance.

Mon avis

Mais quel livre ! J'ai adoré mais comment en parler quand tout repose sur le ressenti. L'histoire est certes bouleversante mais ce qui m'a le plus touchée c'est de ressentir en moi les émotions de Liam. Quel talent de  la part de l'autrice !

Ce livre m'a été conseillé par une collègue et comme à mon habitude je n'ai pas lu la quatrième de couverture, j'ai donc découvert l'histoire au fil des pages. Au départ, une famille, ils sont 3. Ava et Liam, mariés et leur petit garçon qui se prénomme Aru. Ils vivent retirés du monde au plus près d'une nature sauvage. Un jour, le drame arrive, Ava décède et Liam se retrouve seul avec son fils. Lui qui n'a pas l'âme paternelle est dévasté par la douleur et la rage. Pour lui, ce monde sauvage n'est pas fait pour un enfant ...  Comment vont-ils réussir à s'apprivoiser l'un et l'autre ?

La nature est omniprésente, je me suis plongée dedans tout comme je me suis imprégnée des pensées de Liam. Le passage avec les loups m'a beaucoup touchée car chanter avec eux représente pour moi une libération de toutes les tensions et des peines cachées au fond d'un être. 

La fin m'a bouleversée car Liam qui luttait contre le rejet de son fils finit par accepter son rôle de façon viscérale. C'est là que moi, je fais le rapprochement avec le titre, où la figure du loup prend tout son sens.


lundi 23 mars 2026

Les enfants de la résistance, tome 2, premières répressions - Benoît Ers, Vincent Dugomier

 



Quatrième de couverture

Grâce à l'impact de leurs actions, François, Eusèbe et Lisa ne sont plus les seuls à se rebeller contre l'occupant allemand ; des adultes entrent aussi à présent en résistance, notamment le maire, le curé et les parents d'Eusèbe et François. Tout en gardant leur anonymat, les jeunes résistants font à nouveau preuve d'un culot extraordinaire en faisant le lien entre adultes pour organiser un système de passage de prisonniers français évadés vers la zone libre. En parallèle, les Allemands renforcent leur surveillance et n'hésitent pas à recourir à la violence voire au meurtre. Nos héros sont directement confrontés à la mort et au racisme. Dans une France de plus en plus divisée, de petits grains de sable isolés parviendront-ils à enrayer la machine nazie ?

Mon avis

Cette bande dessinée est tellement agréable à lire que je n'ai pas eu la patience d'attendre avant de me plonger dans la suite des aventures d'Eusèbe, François et Lisa. Dans ce second tome, les enjeux grimpent d'un cran, les enfants commencent à comprendre que la "petite" résistance peut avoir des graves conséquences.

Les dessins sont vraiment sympathiques, on a vraiment l'impression d'être à l'époque de la seconde guerre mondiale. Enfin, j'apprécie énormément le petit dossier historique à la fin de l'album, il rappelle avec justesse que le récit de cette B.D ne relève pas que de la fiction 



dimanche 22 mars 2026

Les moulins de mon coeur

Mon rêve serait de faire le tour des régions pour capturer la beauté des moulins. Ces monuments d'autrefois me fascinent. Voici déjà ceux que j'ai pris en photo jeudi dernier à Villeneuve d'Ascq (Hauts de France) ce sont deux moulins sur pivot du 18ème siècle tous deux en état de fonctionner