mardi 11 août 2026

Kukum - Michel Jean


 Quatrième de couverture

J'ai fixé les yeux de celui qui me demandait de le suivre jusqu'au bout du monde. J'y ai vu la rivière, le lac long et, au milieu, moi et ce jeune homme aux larges épaules et au regard confiant.

Almanda a 15 ans quand elle tombe amoureuse de Thomas, jeune Innu de l’immense lac Pekuakami. Orpheline québécoise d’origine irlandaise, elle quitte les siens pour le suivre dans cette existence nomade, brisant bientôt les carcans imposés aux femmes autochtones pour apprendre la chasse et la pêche. Ancré dans une nature omniprésente, sublime et très vite menacée, son destin se mêle alors à celui, tragique, d’un peuple ancestral à la liberté entravée.

Mon avis

J'ai aimé découvrir l'histoire de cette Kukum, mot qui signifie "grand-mère", car oui, l'auteur nous conte l'histoire d'un peuple innu mais aussi d'Almanda, sa grand-mère.

Almanda a perdu ses parents et a été élevée par un oncle et une tante. Un jour, elle rencontre un jeune homme innu qui se prénomme Thomas, et elle en tombe complètement amoureuse. Elle décide alors de quitter sa famille pour le suivre sur la terre des Innus…

Au fil des pages, on la voit apprendre à vivre parmi eux : chasser, mener une vie nomade et apprendre leur langue. J'ai aimé suivre son existence proche de la nature, au sein d'un peuple qui vit en harmonie avec elle. J'ai aussi aimé ressentir leur respect envers les personnes plus âgées, qui leur transmettent leur savoir par des histoires, des chansons et des conseils.

Puis, un jour, les colons font leur apparition, et avec eux viennent les compagnies forestières et le découpage du territoire. Ce peuple libre se retrouve entravé, et c'est avec tristesse que je lis ce qui lui arrive : la fin du mode de vie traditionnel, la sédentarisation forcée, les conséquences sociales que cela engendre, ainsi que le drame des pensionnats où sont envoyés leurs enfants…

J'ai aimé cette lecture, pour l'histoire de cette femme forte comme je les aime mais aussi pour l'histoire de ce peuple innu 

lundi 10 août 2026

Louve en juillet - Gabrielle Filteau-Chiba


 Quatrième de couverture

Tu m’apprends comment prendre soin de toi à mesure que j’apprends la vie dans la forêt boréale, la neige, le silence : fendre le bois, tenir tête aux éléments, dormir parmi les craquements de toutes parts, en dedans comme au dehors, domptant mes peurs une à la fois : la pénombre peuplée d’esprits, les maladresses qui tuent, la glace mince, les bruits de moteur qui se rapprochent de notre refuge, la bêtise humaine, mourir gelée, te perdre, me perdre.

Mon avis

Un roman très court mais tellement fort ! j'ai fermé le livre les larmes aux yeux. Dès les premières phrases lues, j'ai su que j'allais ressentir de fortes émotions. 

"Parce que je ne suis qu'une femme, parce que tu n'es "qu'un" chien, parce qu'à des degrés différents, sur l'échelle sociale des êtres, nous représentions des espèces inférieures, le sentiment de notre mutuelle minorité a crée entre nous plus de solidarité encore, une compréhension davantage parfaite"

Il me semble que ce paragraphe justifie à lui seul la raison pour laquelle ce livre est un petit bijou. Louve s'appelle en réalité Sequoia, elle accompagne l'autrice au quotidien. Au fil des pages, j'ai ressenti toutes ses émotions : le sentiment de plénitude, de confiance, de sécurité qu'apporte Sequoia mais aussi l'angoisse, la peur, la tristesse ... Nos animaux ne sont pas QUE des animaux ils sont bien plus que ça !

Cette histoire fait partie de la collection « Les Animales » — uniquement des plumes féminines qui racontent chacune un récit pour qu'advienne une humanité nouvelle, en paix avec le vivant. Je suis très curieuse de découvrir les autres titres !

dimanche 9 août 2026

Que la Bretagne est belle !

 Ca ne fait que 3 semaines que je suis revenue de vacances mais j'ai l'impression que ça fait plus longtemps que ça, j'ai déjà perdu tout les bénéfices de mes vacances à cause du boulot :-(

Enfin, je me replonge dans mes vacances avec une superbe chapelle à Saint Brieuc du nom de chapelle Saint-yves, tout en art-déco, magnifique, je vous conseille vivement de la visiter, l'entrée est gratuite, il est juste proposé de participer selon ses moyens à la conservation des lieux.
































samedi 8 août 2026

Le vent de Norrberga - Camilla Grebe


 Quatrième de couverture

La jeune policière Alba est convaincue que Norrberga, où elle a été mutée après avoir agressé un collègue, est une petite ville où il ne se passe jamais rien.

Elle se trompe.

Leo, père d’une enfant de quatre ans pleine de vie, espère qu’un déménagement dans une ferme idyllique aidera sa famille à surmonter la mort tragique de leur fille aînée.

Il se trompe.

Marika, la femme de Leo, n’est pas à l’aise dans ce cadre pourtant calme et paisible, elle pressent que le pire est à venir.

Mon avis

J'apprécie habituellement les thrillers de Camilla Grebe, ce qui m'a poussée à me lancer dans cette lecture, même si je ne suis pas adepte des histoires de maisons hantées.

L'intrigue démarre lentement pour ensuite monter en puissance. D'un côté, on suit Alba, une jeune policière mutée dans un village reculé après avoir agressé un collègue. De l'autre, Léo et Marika, un couple frappé par le deuil d'une de leurs deux petites filles, qui emménage à Norrberga pour tenter de se reconstruire. Mais rapidement, d'étranges événements surviennent dans leur nouvelle demeure...

Si j'ai apprécié une bonne partie du livre, le final m'a en revanche laissé une impression mitigée : la tournure fantastique que prend le récit m'a fait perdre le fil de l'histoire.

jeudi 6 août 2026

Les éléments - John Boyne


 Quatrième de couverture

D’une mère en fuite sur une île à un jeune prodige des terrains de football en passant par une chirurgienne des grands brûlés hantée par des traumatismes, et enfin, un père qui monte dans un avion pour un voyage initiatique avec son fils, John Boyne crée un kaléidoscope de quatre récits entrelacés pour former une fresque magistrale.
Grâce à une prose envoûtante, John Boyne sonde les éléments et les êtres avec une empathie extraordinaire et une honnêteté implacable, nous mettant sans cesse au défi de confronter nos propres définitions de la culpabilité et de l’innocence. 

Mon avis

Quelle lecture ! J'ai beaucoup aimé.

Ce livre réunit 4 histoires entrelacées, placées sous le signe des 4 éléments : l'eau, la terre, le feu et l'air.

Ce sont des récits qui interrogent sur la culpabilité et sur l'innocence, car tout n'est pas aussi tranché qu'on voudrait bien le croire. Qui est le principal coupable lorsque les actes commis sont générés par des traumatismes de l'enfance ? Existe-t-il vraiment un libre arbitre ?

J'ai aimé les 4 histoires, toutes m'ont touchée. L'auteur arrive, par je ne sais quelle magie, à nous faire ressentir de l'empathie pour des personnages complexes, voire dérangeants.

Un livre que je vous conseille vivement !

mardi 4 août 2026

Nocturnos - Laura Perlz


 Quatrième de couverture

« La nuit ne nous appartient pas. Elle recèle ses propres mystères. »
Nocturnos plonge dans le monde éthéré de la nuit, lorsque l'atmosphère banale du jour cède la place à une atmosphère mystérieuse où tout semble possible. À la tombée de la nuit, l'obscurité semble vaste et indomptable, les morts peuvent s'immiscer dans le monde des vivants, et la distance entre l'imagination et la réalité semble plus proche que jamais

Mon avis

J'ai emprunté cette bande dessinée à ma fille, mais je n'ai pas du tout accroché. Bien que la rareté des dialogues ne me dérange pas d'ordinaire, c'est vraiment le scénario que je n'ai pas réussi à comprendre. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé de m'immerger dans les illustrations. J'y ai parfois décelé une pointe d'émotion, mais pas suffisamment pour être emportée par l'histoire

dimanche 2 août 2026

Que la Bretagne est belle !

 Ici, nous étions à Guingamp. Encore un Escape game et ce n'était pas le plus simple à résoudre, tant et si bien que pour celui-ci j'ai abandonné et laissé ma fille résoudre les énigmes.
















vendredi 31 juillet 2026

Son odeur après la pluie - B.D - Cédric Sapin-Defour


 Quatrième de couverture

C'est une histoire d'amour, de vie et de mort, entre un homme, Cédric, et son chien, Ubac, un bouvier bernois dont la présence devient vite essentielle. Mais le vrai héros, c'est leur lien : unique, universel, dépassant bien des relations humaines.

Pendant treize ans, ils partagent rires, inquiétudes et moments fugaces d’intensité, jusqu’à ce que la mort impose son absence. Véritable ode à la vie, ce récit explore l’amour inconditionnel, la vie qui file trop vite, et ces souvenirs persistants, comme une odeur aimée qui reste gravée, même après la pluie.


Mon avis


J'avais déjà lu le roman du même nom, qui a été un véritable coup de cœur. C'est donc par curiosité que j'ai emprunté cette BD à la médiathèque.

L'émotion était bien au rendez-vous à la fin de cette merveilleuse histoire d'amour, mais le format condensé propre à la bande dessinée fait que je m'y suis un peu moins investie. 

C'est malgré tout une belle histoire à découvrir, les dessins sont à l'image du roman, doux, sensibles et remplis d'amour.