mardi 15 septembre 2026

La tendresse des autres - Sophie Tal Men


 Quatrième de couverture

Pour que son petit garçon retrouve goût à la vie après un accident, Lucie décide de mettre la sienne entre parenthèses. Elle se lance alors dans un véritable parcours de combattante, où sa confiance en elle, son couple et l’équilibre de sa famille vont être mis à rude épreuve. Jusqu’à l’arrivée d’un invité inattendu qui va transformer sa lutte en une aventure lumineuse.
Sophie Tal Men nous offre une formidable leçon de courage, d’amour et d’amitié, et nous montre combien les autres peuvent nous aider à trouver la clef pour un nouveau départ.

Mon avis

J'aime de temps en temps me plonger dans ce genre de roman réconfortant. Avec Sophie Tal Men, c'est l'assurance d'un beau voyage en Bretagne, une région que j'adore tout particulièrement. C'est donc vers elle que je me tourne tout naturellement dès que l'envie m'en prend !

Dans "La Tendresse des autres", on suit l'histoire d'un petit garçon victime d'un accident dont le contexte ne nous est dévoilé que progressivement. C'est un roman poignant, qui prend véritablement aux tripes. On y découvre le parcours délicat d'un enfant qui doit réapprendre à retrouver goût à la vie, mais aussi l'onde de choc subie par sa famille : une maman qui prend tout sur ses épaules tout en luttant contre la culpabilité, un père en retrait, et un couple totalement fragilisé face à ce véritable tsunami.

Cette histoire m'a profondément touchée, et ce à plusieurs titres. L'évolution de ce petit garçon, si innocent et intelligent, m'a particulièrement émue. Son parcours m'a rappelé certains patients pris en charge par l'équipe de mon service. Même s'il s'agissait d'adultes, le deuil de ce qu'on était « avant » est tout aussi éprouvant, quel que soit l'âge.

Le récit décortique avec une grande justesse l'impact du drame sur l'équilibre familial et la lente reconstruction de chacun. Un très beau roman, plein d'humanité et de sensibilité.

dimanche 13 septembre 2026

Pas de braderie de Lille, non ! Mais j'ai fait bien mieux !

 Dimanche dernier c'était la braderie de Lille et .... je n'y suis pas allée :-) beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de monde.

A la place, ma fille et moi sommes allées voir un spectacle de danse qui avait lieu dans un parc proche de chez nous. J'y allais surtout dans un premier temps pour prendre des photos et je me suis laissée éblouir par l'instant. Je n'ai pas cette habitude de regarder ce genre de spectacle et je dois dire qu'à plusieurs reprises j'ai eu les larmes aux yeux d'autant de beauté, de grâce. La musique sur laquelle les danseurs tournoyaient était des extraits des 4 saisons de Vivaldi, magnifique. On a tellement aimé que nous allons prendre des places de ciné pour aller voir  le ballet "le lac des cygnes"









samedi 12 septembre 2026

Les poupées - Alexis Laipsker


 Quatrième de couverture

Un duo de flics atypique à la poursuite d'un serial killer aux identités multiples.

Sous le soleil de Provence, un reflet accroche le regard : pourquoi ce cadenas flambant neuf posé sur une chapelle abandonnée, en pleine garrigue ? De plus près, c'est l'odeur qui prend à la gorge, puis une nuée de mouches qui annonce la couleur. Six morts. Un carnage. Pour le commissaire Venturi, en délicatesse avec l'IGPN, ce n'est pas le moment de jouer au " cow-boy ", comme on l'appelle. L'assistance d'une jeune criminologue, Olivia Montalvert, ne sera pas de trop. D'autant qu'à en juger par l'état des cadavres, déguisés, perruqués, le malade qui a commis ces crimes aime jouer à la poupée. Et ne demande qu'à recommencer...


Mon avis


Un très bon thriller qui pose les bases d'une excellente série aux côtés du commissaire Venturi et de la jeune criminologue Olivia Montalvert. C'est le tout premier livre que je lis d'Alexis Laipsker, et c'est une très belle découverte !

J'ai particulièrement aimé le ton bourru de Venturi et la connivence qui s'installe progressivement avec Olivia surnommée « Menthe à l'eau ». C'est un vrai plaisir de suivre l'enquête pas à pas à leurs côtés. L'intrigue ne ménage pas nos nerfs : les scènes de crimes sont particulièrement macabres et les passages donnés du point de vue de ce tueur complètement déjanté ajoutent une tension psychologique permanente. 

Un roman sombre, rythmé et captivant jusqu'au bout.

jeudi 10 septembre 2026

Les malveillants - Sandrine Destombes


 Quatrième de couverture

QUAND LES FANTÔMES DU PASSÉ REMONTENT DES ENTRAILLES DE LA TERRE

Des pluies cévenoles sans précédent. Un véritable déluge s'abat sur le sud de la France.

Une jeune femme est retrouvée ensevelie, vivante mais plongée dans le coma.

Son visage fait ressurgir un passé enfoui : une adolescente, Océane, disparue huit ans plus tôt, à quelques kilomètres.

Pour Gab Zeller, enquêteur des affaires non élucidées de la gendarmerie, et Domitille Fourest, capitaine de la brigade de recherches de Nîmes, cette découverte réveille les ombres d'une mémoire que l'on croyait oubliée.

Elle lève le voile sur des existences marquées par l'abandon et la violence.

L'histoire d'un long silence rompu par une terrible tempête.


Mon avis


Une enquête complexe que l'on a du mal à lâcher et dont la fin m'a surprise et un peu plus encore accrochée.

Une enfant disparaît pendant 8 ans et est retrouvée ensevelie à cause d'un glissement de terrain dû à un épisode cévenol dans le Gard. Des enquêteurs font des recherches sur plusieurs meurtres sordides. Le tout est-il lié ?

J'ai aimé suivre cette enquête très bien racontée, rythmée par beaucoup de questionnements et de rebondissements. Sandrine Destombes maîtrise parfaitement l'art de semer le doute et d'éparpiller les indices pour nous manipuler jusqu'à la dernière page. La psychologie des personnages est fine et l'atmosphère, lourde et poisseuse, ajoute un vrai plus au récit.

Un excellent thriller noir et captivant, idéal pour les amateurs du genre !

mardi 8 septembre 2026

Entre fauves - Colin Niel


 Quatrième de couverture

Martin est garde au parc national des Pyrénées. Il travaille notamment au suivi des derniers ours. Mais depuis des mois, on n’a plus trouvé la moindre trace de Cannellito, le seul plantigrade avec un peu de sang pyrénéen qui fréquentait encore ces forêts. Pas d’empreinte de tout l’hiver, aucun poil sur les centaines d’arbres observés. Martin en est chaque jour plus convaincu : les chasseurs auront eu la peau de l’animal. L’histoire des hommes, n’est-ce pas celle du massacre de la faune sauvage ? Alors, quand sur Internet il voit le cliché d’une jeune femme devant la dépouille d’un lion, arc de chasse en main, il est déterminé à la retrouver et à la livrer en pâture à l’opinion publique. Même si d’elle, il ne connaît qu’un pseudonyme sur les réseaux sociaux. Et rien de ce qui s’est joué, quelques semaines plus tôt, en Afrique.

Entre chasse au fauve et chasse à l’homme, vallée d’Aspe dans les Pyrénées enneigées et désert du Kaokoland en Namibie, Colin Niel tisse une intrigue cruelle où aucun chasseur n’est jamais sûr de sa proie.

Mon avis

Quel livre ! Quelle claque !

Au départ, on a des certitudes. On est viscéralement contre la chasse et on se range naturellement du côté de Martin, le garde du parc national des Pyrénées. La lecture est d'ailleurs parfois éprouvante, notamment lorsqu'on découvre les pensées et les actes d'Apolline, une jeune fille de 20 ans venue en Namibie pour chasser le lion à l'arc et en ramener un trophée.

Puis, au fil des pages, on comprend que tout est lié. Cette chasse au trophée coûte extrêmement cher, mais les sommes perçues permettent d'indemniser les populations locales qui ont tout perdu, ou encore de financer les gardes qui protègent les espèces en voie de disparition. Le lion traqué est choisi parce qu'il a décimé les troupeaux des villages... mais n'a-t-il pas été poussé dans ses retranchements par les hommes qui détruisent son habitat ?

Ma position anti-chasse en ressort bousculée, tout comme ma sympathie initiale pour le garde-chasse. Si je ne comprends toujours pas la passion de tuer, j'en saisis désormais certains aspects, comme la traque et la recherche de l'animal. À la différence près que, de mon côté, je ne le tue pas : je le photographie.

Colin Niel parvient à nous immerger tour à tour dans la peau de chaque protagoniste : Martin, Apolline, Komuti le jeune Namibien, mais aussi dans celle du lion lui-même.

Le roman porte divinement bien son titre. Dans cette histoire, le véritable fauve n'est pas forcément celui qu'on croit : le lion n'agit que par nécessité face à l'empreinte humaine, tandis que les autres fauves, eux, n'ont que deux jambes.

dimanche 6 septembre 2026

L'envol d'un magnifique Tadorne de Belon

Photo prise le 11 juillet 2026 à la baie de Saint Brieuc, pendant mes vacances cet été en Bretagne. 




 

jeudi 3 septembre 2026

Lyndon - Irène Marchesini et Carlotta Dicataldo


 Quatrième de couverture

Écosse. Fin du XIXe siècle. Lyndon est un jeune enseignant souffrant de graves troubles anxieux. Afin d’apaiser ses tourments, il décide de fuir l’agitation londonienne pour partir enseigner dans une petite école sur une île au large des côtes écossaises.

Mais lorsqu’un de ses élèves disparaît, le passé de Lyndon ressurgit. Dans une lande brumeuse où les croyances et les esprits semblent encore bien vivants, les villageois préfèrent éviter de s’intéresser de trop près à cette disparition.

Seuls Lyndon et le frère aîné du petit disparu décident de partir à la recherche de l’enfant. Au fur et à mesure de leur enquête, les deux hommes en apprendront davantage l’un sur l’autre, mais aussi peut-être sur eux-mêmes.

Mon avis

Les illustrations sont magnifiques : le travail sur les paysages nous immerge immédiatement en Écosse. 

La narration instaure une ambiance très particulière, comme si l'on nous racontait cette histoire au coin du feu un jour de tempête. C'est un récit touchant sur le deuil, le pardon et la culpabilité d'un frère qui se croit responsable d'un drame, le tout teinté d'une touche de surnaturel.

Même si le visuel est totalement à la hauteur de mes attentes, l'histoire en elle-même ne m'a pas transportée autant que je l'espérais. Une très belle lecture visuelle, mais pas le coup de cœur attendu sur le plan narratif

mardi 1 septembre 2026

Altermonde - Harry Bozino et Paolo Antiga (dessins)


 Quatrième de couverture

2112. La Terre est ravagée par le réchauffement climatique. Seuls quelques privilégiés vivent encore décemment, abrités derrière un Mur qui les sépare des migrations de masse et des conditions extrêmes du Sud... Mais quand un mégafeu commence à dévorer Lyon par le nord, les habitants n’ont d’autre choix que de fuir par-delà le Mur, dans un territoire qu’ils avaient jusqu’ici abandonné à son triste sort. Un père et sa fille se retrouvent chassés de ce monde qui se pensait à l’abri de tout, avec pour seul espoir de trouver refuge auprès de ceux qu’ils ont toujours rejetés...

Mon avis

Voilà quelques mois que j'avais repéré cette BD à la médiathèque, et mes thèmes de lecture du moment m'ont poussé à la lire.

Nous sommes en 2112 et il fait chaud, très chaud. Merci le réchauffement climatique ! Quelques privilégiés vivent abrités derrière un mur qui les protège des migrations de masse, jusqu'au jour où un incendie se déclare et que les flammes atteignent leur cité.

Cette BD nous parle de la crise migratoire, d'écologie et des réponses qu'ont apportées nos chers politiciens. On y voit le Rhône complètement à sec, Marseille transformée par la montée des eaux, et des civils qui vivaient à l'intérieur de l'enceinte protégée se retrouver à leur tour migrants.

Une BD qui fait froid dans le dos… et pourtant si nécessaire.

dimanche 30 août 2026

Que la Bretagne est belle !


 Paimpol et ses graff. Je crois qu'on arrive presque au bout de mes photos de vacances ...









 


samedi 29 août 2026

Bivouac - Gabrielle Filteau-Chiba


 Quatrième de couverture

J'observe les étoiles, miroitées dans l'eau. C'est là, devant tant de beauté, que j'ai soudain la certitude que tu reviendras ici. C'est clair, tellement clair. C'est ton éden, ton pays." En fuite, Riopelle a trouvé refuge auprès d'un groupe clandestin de militants écologistes. Bientôt, ils lanceront l'opération Bivouac, destinée à empêcher la construction d'un oléoduc dans les terres du Bas-Saint-Laurent. Mais l'homme reste hanté par l'issue dramatique de sa dernière mission. Dans la ferme communautaire où elles se sont installées, Anouk et Raphaëlle peinent à trouver leurs marques et vivent leurs premiers désaccords. Quand Riopelle leur propose de rejoindre sa lutte acharnée pour préserver le territoire, elles ont un choix à faire. Entre nécessité de l'engagement et compromis pacifiste, tous trois voient se mêler peurs inavouées et désirs inassouvis.

Mon avis

Ce dernier tome n'est pas mon préféré de la trilogie, sans doute parce que Raphaëlle et Anouk y mènent une vie d'abord plus paisible, même si elle reste ancrée au plus près de la nature. C'est un vrai plaisir de retrouver l'ensemble des figures fortes des opus précédents, Riopelle, Raphaëlle et Anouk, tous animés par la même urgence viscérale de protéger le vivant.

Le roman met en scène un combat profondément inégal : d'un côté, l'État et les promoteurs prêts à tout détruire ; de l'autre, des militants écologistes qui se battent à armes inégales pour sauver la terre.

Les derniers chapitres sont particulièrement prenants. Lorsqu'un drame survient, la lecture bascule et m'a fait passer par un tourbillon de tristesse et de colère. J'ai ressenti un immense désarroi face à cet affrontement déchirant entre écologistes et travailleurs forestiers... la lutte éternelle du pot de terre contre le pot de fer, empreinte d'une poignante impuissance. J'ai tourné les dernières pages la gorge serrée et les larmes aux yeux en m'accrochant jusqu'au bout à l'espoir d'un happy end.

jeudi 27 août 2026

Sauvagines - Gabrielle Filteau-Chiba


 Quatrième de couverture

"Pourquoi donc a-t-on tant besoin de posséder la beauté ? Et si on la laissait vivre en paix dans l'espoir de la recroiser un jour ?" Garde-forestière, Raphaëlle vit dans une cabane isolée au coeur de la forêt du Kamouraska. Pour rien au monde elle n'échangerait cette vie loin des hommes. Mais une nuit, sa chienne disparaît. Raphaëlle suspecte rapidement des braconniers et les prend en chasse. Elle ignore que, depuis l'ombre, des yeux la guettent. Dans cette nature aussi belle que féroce, proie et prédateur se confondent...

Mon avis

Dans ce deuxième tome, on replonge avec bonheur dans la nature sauvage du Kamouraska. On y recroise avec plaisir les échos d'Encabanée, mais cette fois-ci à travers le regard de Raphaëlle, garde-chasse déterminée et solitaire.

Raphaëlle a coupé les ponts avec sa famille et avance dans la vie avec très peu de vrais amis. Son quotidien est rythmé par la surveillance des territoires et un combat acharné contre le braconnage. C'est dans ce quotidien brut qu'elle croise la route d'une petite chienne chétive, atteinte d'un souffle au cœur. Destinée à être euthanasiée car inutile pour les mushers, elle est recueillie par Raphaëlle qui la nomme "Coyote". Entre la garde-chasse et ce chiot vulnérable se tisse immédiatement une complicité vitale : elles deviennent de véritables bouées de sauvetage l'une pour l'autre.

Ce tome marque aussi une étape déterminante avec sa rencontre avec Anouk, l'héroïne d'"encabanée". De cette prise de contact naît une belle complicité et une histoire d'amour lumineuse qui vient adoucir la rudesse du quotidien

J'ai profondément aimé cette lecture. Je m'identifie beaucoup à Raphaëlle, dont j'admire le courage, la détermination et la force de caractère. Gabrielle Filteau-Chiba réussit à décrire ses émotions avec tellement de justesse que je les ai ressenties comme si c'étaient les miennes. Une immersion poignante et lumineuse au cœur de la forêt québécoise.