mercredi 18 mars 2026

Habemus Bastard, tome 1 - Sylvain Vallée


 Quatrième de couverture

Un homme de main n’a pas droit à l’erreur.

Lucien le sait, son patron ne lui pardonnera pas.

Il aurait pu faire n’importe quoi pour sauver sa peau : prendre un avion pour l’étranger et tenter de se faire oublier, s’engager dans la Légion ou même changer de tête.

Mais il a trouvé mieux : une soutane.

Mon avis

J’ai repéré cette BD chez Cultura grâce à une étiquette 'Coup de cœur'. Comme je l'avais déjà croisée à la bibliothèque, j'ai fini par tenter l'aventure, et je ne regrette pas.

Je pense que le premier tome est là pour planter le décor, on fait connaissance avec Lucien, homme de main obliger de se déguiser en curé afin de sauver sa peau. Le décalage est immédiat ! J'ai aimé les dialogues  et sa façon très personnelle et peu catholique de réinterpréter la parole de Dieu. des dialogues un peu à la Audiard !  Je suis curieuse de lire le tome 2 pour voir où cette B.D nous mène.

mardi 17 mars 2026

Magritte, ceci n'est pas une biographie - Zabus


 Quatrième de couverture

Charles Singullier est un employé ordinaire qui, pour une fois, se permet une petite originalité : il s’achète un chapeau melon au marché aux puces des Marolles à Bruxelles. Une fois le chapeau posé sur la tête, rien ne sera plus pareil pour Charles : il est victime d’hallucinations issues de l’œuvre de Magritte. Et plus moyen d’enlever ce chapeau sauf s’il perce le mystère des tableaux de Magritte ! Une œuvre qui s’interroge sur le sens des mots et des images et qui entraîne Charles dans un jeu de piste qui l’amènera à mieux comprendre Magritte, à le croiser, mais aussi à s’interroger sur lui-même, sur l’amour et sur la place de la fantaisie dans sa vie.

Mon avis

Tout commence quand Charles Singullier achète un vieux chapeau melon au marché aux puces de Bruxelles. Il ignore alors que c'est celui de René Magritte ! Dès qu'il le pose sur sa tête, sa réalité bascule : il est projeté dans l'univers du peintre et subit d'étranges hallucinations. Pour retrouver sa vie normale et pouvoir retirer ce chapeau, il n'a pas d'autre choix que de percer les secrets des œuvres de l'artiste.

Ayant déjà visité une exposition sur Magritte, j'ai pris beaucoup de plaisir à identifier ses tableaux célèbres au fil des pages. L'histoire est un brin décalée et pleine de fantaisie, ce qui rend la lecture très plaisante. Ce n'est pas un livre d'histoire ennuyeux, mais une aventure poétique qui permet de mieux comprendre l'esprit du surréalisme tout en s'amusant. Les dessins, tout en douceur, rendent un bel hommage aux couleurs et à l'ambiance du peintre.

lundi 16 mars 2026

Les filles de la villa aux étoffes tome 2 - Anne Jacobs


 Quatrième de couverture

Augsbourg, hiver 1916. La villa aux étoffes est devenu un hôpital militaire et la Première Guerre mondiale s'apprête à bouleverser les vies de la famille Melzer...

Augsbourg, hiver 1916.
Trois ans se sont écoulés depuis le jour où Marie a frappé pour la première fois à la porte des Melzer. Seulement trois ans... et pourtant tout a changé. Si la jeune femme est à présent l'épouse de Paul et la maîtresse des lieux, l'heure n'est plus à la fête dans la somptueuse demeure transformée en hôpital militaire. Les hommes ont rejoint le front, femmes et domestiques œuvrent jour et nuit aux côtés des blessés et Marie se consacre à la gestion de l'usine familiale, dont elle découvre avec stupeur la situation critique.
Alors que s'éloigne un peu plus chaque jour l'espoir de voir Paul revenir rapidement de cette guerre terrible et que le destin de toute la famille repose sur ses seules épaules, Marie se sent vaciller. Qu'est-ce qui la retient alors d'accepter l'aide du séduisant Ernst von Klippstein, qui n'a jamais dissimulé l'intérêt qu'il lui porte ?


Mon avis


Dans ce tome 2, nous sommes plongés en 1916, dans les tourments de la première guerre mondiale. L'autrice dépeint avec justesse les privations, la faim, le rationnement et les difficultés d'approvisionnement qui frappent aussi bien la villa que l'usine de tissu.


Nous assistons aux départs des hommes pour la guerre, heureux de servir leur pays pour une guerre qui ne durera pas longtemps, pensent-ils. Même Paul finira par être enrôlé laissant derrière lui une famille désemparée. 


C'est ici que l'émancipation des femmes prend tout son sens : Paul est au front et son père Johann Melzer est affaibli. Marie doit se battre pour transformer la production de tissus de luxe aux draps militaires afin de protéger le patrimoine de la famille. Marie est une vraie femme d'affaires, tandis qu'Elisabeth et Katharina gagne aussi en assurance et en indépendance.


La villa sera transformée en hôpital pour soigner les blessés qui rentrent du front, Katharina et Elisabeth vont de confronter à la réalité de la guerre.

Mais c'est surtout l'histoire entre Paul et Mair qui m'a tenu en haleine : Paul étant porté disparu  on se demande avec angoisse si leur amour survivra à la distance et aux traumatismes de la guerre


Les domestiques ne sont pas en reste : la guerre bouleverse aussi leur quotidien certains voient d'un mauvais oeil la place que prend Marie tandis que d'autres la soutiennent.


Je prends beaucoup de plaisir à lire cette série et j'attaque de suite le tome 3 

dimanche 15 mars 2026

Un jeudi au musée d'Art Moderne de Villeneuve d'Ascq

 Jeudi, nous sommes allées, ma fille et moi, au musée d'Art Moderne de Villeneuve d'Ascq pour voir l'exposition sur Kandinsky. Nous n'avons ni l'une ni l'autre aimé, intéressant malgré tout à voir, j'aime certains tableaux de ce peintre mais ils n'étaient pas à l'exposition. Voici quelques photos de toiles qui m'ont tout de même interrogée. 









Et ici quelques photos de l'exposition permanente, peu nombreuses également







samedi 14 mars 2026

Zoc - Jade Khoo


 Quatrième de couverture

Zoc est une jeune fille d’apparence normale. Elle ne sait pas quoi faire de sa vie, elle n’a pas de réelle passion, mais possède un drôle de pouvoir : capter et puiser l’eau avec ses cheveux ! Un pouvoir inutile et embêtant, dont elle va tout de même essayer de tirer parti.

Quand un village près de chez elle subit une vaste inondation, elle décide rendre service en évacuant l’eau…

Ce voyage lui permettra de faire une rencontre étonnante, et Zoc s’apercevra qu’en voulant aider des gens, elle peut créer d’autres problèmes.

Mon avis

Zoc est une jeune fille avec un drôle de pouvoir : elle capte l'eau avec ses cheveux. Cela semble inutile au premier abord, mais elle veut réussir à en tirer partie en évacuant toute l'eau d'un village inondé. Elle entreprend un grand voyage au cours duquel elle rencontrera un jeune garçon possédant lui aussi un pouvoir.

J'ai bien aimé cette B.D pour pour ses décors magnifiques et son lien fort avec la nature.  l'histoire m'a fait penser à la poésie des récits japonais, où le merveilleux s'invite avec beaucoup de douceur dans le réel.

vendredi 13 mars 2026

Quatre soeurs, tome 1, Enid - Malika Ferdjoukh


 Quatrième de couverture

Enid doit faire dix-sept pas de l'abribus jusqu'à l'impasse de l'Atlantique qui mène à sa maison, la Vill'Hervé. Un de moins que l'été dernier. La preuve que ses jambes allongent, donc qu'elle a grandi. N'empêche qu'elle est toujours la plus petite des cinq soeurs Verdelaine. Personne ne la croit quand elle dit qu'elle a entendu un fantôme hurler dans le parc et faire de la musique. Ni Charlie, trop occupée à réparer Madame Chaudière pour l'hiver et à arrêter de fumer pour faire des économies. Ni Bettina et ses copines Denise et Béhotéguy, dites DBB (la Division Bête et Bouchée), concentrées sur leur nombril. Ni Geneviève, mobilisée par son propre secret très difficile à préserver. Ni Hortense, plongée dans la rédaction de son journal intime. Ni Tante Lucrèce qui n'écoute qu'Engelbert Humperdinck, son crooner préféré. Ses parents la croiraient peut-être, mais ils sont morts depuis dix-neuf mois et vingt-deux jours. Swift, sa chauve-souris, l'écouterait sûrement mais elle a disparu dans la tempête, la nuit où le vieux sycomore du parc s'est mis à faire le poirier au fond du puits. Il faut qu'Enid se résigne : « Convaincre les grands, c'est comme vouloir qu'un chewing-gum mâchouillé une heure conserve son goût du début. »

Mon avis

Cinq filles, donc quatre sœurs (plus la petite Enid !) : Charlie, Geneviève, Bettina, Hortense et Enid. Orphelines depuis dix-neuf mois et vingt-deux jours, elles vivent seules dans une vieille maison face à la mer.

Dans ce premier tome, on adopte surtout le point de vue d'Enid. On découvre sa fantaisie et ses discussions avec les animaux ; elle a tout un monde à elle. J'ai beaucoup aimé les relations entre les sœurs : chacune a sa propre personnalité et le dessin permet de les reconnaître au premier coup d'œil.

La présence des fantômes des parents, à qui Enid parle parfois, est aussi une très belle façon d'aborder le deuil. Malgré ce sujet, l'ambiance reste joyeuse et certains dialogues m'ont vraiment fait rire. J'ai passé un excellent moment de lecture !

jeudi 12 mars 2026

Le barman du Ritz - Philippe Colin


 Quatrième de couverture

Juin 1940. Les Allemands entrent dans Paris. Partout, le couvre-feu est de rigueur, sauf au grand hôtel Ritz. Avides de découvrir l’art de vivre à la française, les occupants y côtoient l’élite parisienne, tandis que derrière le bar œuvre le célèbre Frank Meier, barman adulé pour son art du cocktail. Habile diplomate, celui-ci gagne la sympathie des officiers allemands, achète sa tranquillité, mais aussi celle de Luciano, son apprenti, et de l’énigmatique Blanche Auzello. Pendant quatre ans, les hommes de la Gestapo vont trinquer avec Coco Chanel, la terrible veuve Ritz, ou encore Sacha Guitry. Ces hommes et ces femmes, collabos ou résistants, héros ou profiteurs de guerre, vont s’aimer, se trahir, lutter aussi pour une certaine idée de la civilisation. La plupart d’entre eux ignorent que Meier, émigré autrichien, ancien combattant de 1914, chef d’orchestre de cet étrange ballet, cache un lourd secret : il est juif.

Mon avis

Quelle belle lecture ! J'ai adoré ! Frank Meier est barman de génie d'origine juive qui doit cacher son identité tout en servant les nazis.

A travers ce récit, j'ai vraiment ressenti la peur constante de Frank d'être démasqué. C'est un personnage fascinant, il est le confident de tous les clients du Ritz, Français ou Nazis, on tremble pour lui à chaque cocktail servi.

Ce que j'ai également aimé c'est de croiser des personnages historiques comme Coco Chanel, Sacha Guitry, Arlettty, Hemingway, le directeur de l'hôtel et son épouse, voir tout ce "beau monde" continuer à vivre normalement, alors que dehors des familles entières font la queue devant les magasins avec des tickets de rationnement est tout simplement hallucinant ! 

Avec cette lecture, je ne suis vraiment pas loin du coup de coeur !

mercredi 11 mars 2026

A coeur ouvert - Nicolas Keramidas


 Quatrième de couverture

Nicolas Keramidas est atteint d'une malformation cardiaque à la naissance, la tétralogie de Fallot, ce qui l'oblige à subir une opération délicate et surtout inexpérimentée en 1973 : il devient ainsi le premier bébé en France à être opéré à coeur ouvert. 43 ans plus tard, lorsque son coeur s'emballe sur un terrain de foot, le mal se réveille et le conduit vers une nouvelle opération à coeur ouvert. Une expérience angoissante et douloureuse qu'il parvient à surmonter avec sa femme, Chloé, qui, comme lui, a tenu un carnet au jour le jour. C'est à partir de ces notes qu'il retrace en détails toutes les étapes de cette descente aux enfers médicale jusqu'à sa sortie définitive de l'hôpital. En usant d'humour et d'un savoir-faire acquis aux studios d'animation Walt Disney de Montreuil où il a travaillé pendant douze ans, l'auteur nous fait vivre l'expérience d'une opération chirurgicale lourde avec une sincérité touchante.

Mon avis

Dans cet album, l'auteur raconte son combat contre une malformation cardiaque congénitale : la tétralogie de Fallot. Opéré à coeur ouvert dès son plus jeune âge, il fut le premier bébé à bénéficier de cette intervention. On suit d'abord l'auteur dans sa jeunesse où il est plutôt fier de ses cicatrices mais à l'âge de 43 ans son coeur s'emballe de nouveau et une seconde opération à coeur ouvert est inévitable. 

On suit à partir de là, son parcours de l'annonce du diagnostic à son séjour en rééducation. On le voit passer par des doutes et des angoisses de mort.

Une B.D pleine d'auto-dérision mais l'émotion n'a pas tellement pris de mon côté. En tant qu'aide-soignante, mon quotidien auprès des patients me rend familière de ce type de diagnostics et des anxiétés qu'ils génèrent. Ce recul professionnel a sans doute créé une distance rendant le récit moins surprenant pour moi, même si je reconnais la sincérité de la démarche de l'auteur.

mardi 10 mars 2026

L'âge de déraison - Dounia Georgeon


Quatrième de couverture

Un jour comme les autres, Corinne entame sa marche matinale et tombe sur Marthe, une amie qu’elle avait perdue de vue. Surprises, les deux femmes tombent dans les bras l’une de l’autre. Marthe l’invite alors et Corinne fait la connaissance de sa bande d’amis. L’apéro se transforme en soirée : on boit, on mange, on pousse les tables, on danse. Corinne s’endort malgré elle dans l’appartement. Aux aurores, elle se met en route vers chez elle, se glisse dans le lit conjugal qu’elle partage avec Gilles depuis 40 ans. La routine du couple reprend mais Corinne n’est plus tout à fait la même. Elle se ménage de plus en plus d’échappées en dehors de chez elle, se remet à boire avec gaieté, contacte les amis qu’elle avait oubliés et vole les friandises qu’elle n’osait plus manger. Alors qu’avec Gilles, l’incompréhension grandit, Corinne commence à envisager autrement les années qui lui restent…

Mon avis

C'est d'abord le titre qui m'a attirée. A 60 moi-même je ne pouvais pas résister à cet appel de la déraison. J'y ai découvert Corinne, mariée à Gilles depuis 40 ans. Leur vie est devenue une routine rassurante mais un peu terne, rythmée par le tempérament casanier de son époux.

Un jour, elle rencontre Marthe, une amie perdue de vue depuis longtemps qui l'invite à une soirée chez elle, Corinne y fera la connaissance de ses ami(e)s et elle passera une soirée pleine de vie et de rires. Corinne entrevoit une autre vie possible

J'ai aimé cette B.D car elle est pleine d'espoir, j'ai eu beaucoup de tendresse pour Corinne, la voir s'épanouir, oser bousculer ses habitudes et partir à la rencontre d'elle-même malgré le poids des années est un vrai bonheur. 

C'est une lecture qui fait du bien et qui nous rappelle qu'il n'y a pas d'âge pour s'autoriser un peu de déraison. Cet âge est peut-être le plus beau qui soit : celui où l'on cesse de plaire aux autres pour retrouver sa propre lumière.

lundi 9 mars 2026

Chats sur ordonnance - Syou Ishida


 Quatrième de couverture

Bienvenue à la Clinique psychologique Nakagyô. Un centre de soins situé au cœur de Kyôto, au fond d’une ruelle sombre, particulièrement difficile à trouver. Assisté de son infirmière Chitose, le docteur Nike y reçoit des patients de tous horizons. Sa particularité ? Ne pas prescrire des médicaments, mais… des chats ! Un jeune homme harcelé au travail, un père de famille désemparé, une mère qui a du mal à communiquer avec sa fille, une créatrice de mode trop perfectionniste vont en faire l’expérience. Que leur révéleront ces êtres capricieux et délicats, exigeants mais si charmants ? Et si les traitements prenaient des formes totalement inattendues ?

Mon avis

C'est une patiente qui m'a parlé de ce livre. Entre les chats et l'idée d'une ordonnance, ma curiosité a été piquée.

Ce fut ne lecture sympathique qui explore le pouvoir thérapeutique des félins sur la santé mentale. Plusieurs jolies histoires s'entremêlent et, sans surprise, les chats y ont le beau rôle. C'est une lecture apaisante avec des personnages touchants? Voilà ce qu'il me reste de cette lecture quelques semaines après l'avoir terminée : ce n'est pas le coup de coeur attendu mais j'ai passé un bon moment malgré tout.


dimanche 8 mars 2026

Bonnets "Innocent"


Depuis quelques années, j'ai pris l'habitude de tricoter des petits bonnets pour la marque de jus de fruit "Innocent" chaque petit bonnet permettra de financer une portion de fruits et de légumes pour les repas organisés par l'association pour les personnes âgées isolées. 
L'année dernière j'ai passé la date d'envoi, il y en avait 56 


J'ai repris le tricot de ces petits bonnets ce mois ci, il y en a 10 de plus, (une pelote entière)  j'aime tricoter les laines aux couleurs dégradées, il n'y en a pas un pareil que l'autre


Une autre série est en cours, en voilà 5 de faits