mardi 24 mars 2026

On était des loups - Sandrine Collette


 Quatrième de couverture

Ce soir-là, quand Liam rentre des forêts montagneuses où il est parti chasser, il devine aussitôt qu’il s’est passé quelque chose. Son petit garçon de cinq ans, Aru, ne l’attend pas devant la maison. Dans la cour, il découvre les empreintes d’un ours. À côté, sous le corps inerte de sa femme, il trouve son fils. Vivant. Au milieu de son existence qui s’effondre, Liam a une certitude : ce monde sauvage n’est pas fait pour un enfant. Décidé à confier son fils à d’autres que lui, il prépare un long voyage au rythme du pas des chevaux. Mais dans ces profondeurs, nul ne sait ce qui peut advenir. Encore moins un homme fou de rage et de douleur accompagné d’un enfant terrifié. Dans la lignée de Et toujours les Forêts, Sandrine Collette plonge son lecteur au sein d’une nature aussi écrasante qu’indifférente à l’humain.
Au fil de ces pages sublimes, elle interroge l’instinct paternel et le prix d’une possible renaissance.

Mon avis

Mais quel livre ! J'ai adoré mais comment en parler quand tout repose sur le ressenti. L'histoire est certes bouleversante mais ce qui m'a le plus touchée c'est de ressentir en moi les émotions de Liam. Quel talent de  la part de l'autrice !

Ce livre m'a été conseillé par une collègue et comme à mon habitude je n'ai pas lu la quatrième de couverture, j'ai donc découvert l'histoire au fil des pages. Au départ, une famille, ils sont 3. Ava et Liam, mariés et leur petit garçon qui se prénomme Aru. Ils vivent retirés du monde au plus près d'une nature sauvage. Un jour, le drame arrive, Ava décède et Liam se retrouve seul avec son fils. Lui qui n'a pas l'âme paternelle est dévasté par la douleur et la rage. Pour lui, ce monde sauvage n'est pas fait pour un enfant ...  Comment vont-ils réussir à s'apprivoiser l'un et l'autre ?

La nature est omniprésente, je me suis plongée dedans tout comme je me suis imprégnée des pensées de Liam. Le passage avec les loups m'a beaucoup touchée car chanter avec eux représente pour moi une libération de toutes les tensions et des peines cachées au fond d'un être. 

La fin m'a bouleversée car Liam qui luttait contre le rejet de son fils finit par accepter son rôle de façon viscérale. C'est là que moi, je fais le rapprochement avec le titre, où la figure du loup prend tout son sens.


lundi 23 mars 2026

Les enfants de la résistance, tome 2, premières répressions - Benoît Ers, Vincent Dugomier

 



Quatrième de couverture

Grâce à l'impact de leurs actions, François, Eusèbe et Lisa ne sont plus les seuls à se rebeller contre l'occupant allemand ; des adultes entrent aussi à présent en résistance, notamment le maire, le curé et les parents d'Eusèbe et François. Tout en gardant leur anonymat, les jeunes résistants font à nouveau preuve d'un culot extraordinaire en faisant le lien entre adultes pour organiser un système de passage de prisonniers français évadés vers la zone libre. En parallèle, les Allemands renforcent leur surveillance et n'hésitent pas à recourir à la violence voire au meurtre. Nos héros sont directement confrontés à la mort et au racisme. Dans une France de plus en plus divisée, de petits grains de sable isolés parviendront-ils à enrayer la machine nazie ?

Mon avis

Cette bande dessinée est tellement agréable à lire que je n'ai pas eu la patience d'attendre avant de me plonger dans la suite des aventures d'Eusèbe, François et Lisa. Dans ce second tome, les enjeux grimpent d'un cran, les enfants commencent à comprendre que la "petite" résistance peut avoir des graves conséquences.

Les dessins sont vraiment sympathiques, on a vraiment l'impression d'être à l'époque de la seconde guerre mondiale. Enfin, j'apprécie énormément le petit dossier historique à la fin de l'album, il rappelle avec justesse que le récit de cette B.D ne relève pas que de la fiction 



dimanche 22 mars 2026

Les moulins de mon coeur

Mon rêve serait de faire le tour des régions pour capturer la beauté des moulins. Ces monuments d'autrefois me fascinent. Voici déjà ceux que j'ai pris en photo jeudi dernier à Villeneuve d'Ascq (Hauts de France) ce sont deux moulins sur pivot du 18ème siècle tous deux en état de fonctionner








samedi 21 mars 2026

Les enfants de la résistance, tome 1, premières actions - Vincent Dugomier, Benoît Ers


 Quatrième de couverture

Dans un petit village de France occupé par l'armée allemande, trois enfants refusent de se soumettre à l'ennemi. Mais comment s'opposer à un si puissant adversaire quand on n'a que treize ans ?

Mon avis

J'ai adoré cette bande dessinée ! Je me suis rapidement attachée aux 3 enfants : François, Eusèbe et Lisa. Ils sont si jeunes et déjà désireux de résister à l'envahisseur nazi. J'admire leur courage ! 

Quant aux dessins, je les ai trouvés très jolis, ils sont simples mais on ressent bien l'atmosphère de l'époque

Une lecture que je recommande à tout le monde petits et grands.


vendredi 20 mars 2026

L'héritage de la villa aux étoffes, tome 3 - Anne Jacobs


 Quatrième de couverture

Augsbourg, 1920.
La guerre est finie et, après les difficultés et les privations, le bonheur a refait son apparition à la villa aux étoffes. Rentré de captivité, Paul Melzer a repris la tête de l'usine familiale. Avec l'aide de son associé Ernst von Klippstein, il la remet à flot et l'engage sur la voie de la modernité. Marie, de son côté, peut enfin se consacrer à sa véritable vocation et ouvrir un petit atelier de haute couture. Il ne faut pas longtemps pour que ses merveilleuses créations connaissent un grand succès. Mais alors que son activité se développe, son mariage avec Paul commence à battre de l'aile. Après une ultime dispute, Marie quitte la villa avec leurs deux enfants. Le destin est en marche...

Mon avis

J'ai un tout petit peu moins aimé ce 3ème tome . Ce n'est pas un coup de cœur mais je suis tellement attachée aux personnages de cette série que je prends toujours un grand plaisir à les voir évoluer.

Après le chaos de la guerre, ce tome 3 nous plonge dans les années 1920. Paul est rentré de sa captivité et reprend la direction de l'entreprise familiale.  De son côté, Marie prend son indépendance et s'affirme comme styliste :  son succès lui demande beaucoup de temps et d'énergie. Aussi,  à la villa, l'embauche d'une gouvernante sème la discorde. Je ne l'ai pas aimé non plus : elle tente d'imposer ses propres règles d'éducation, ce qui blesse Marie dans son rôle de mère, au point qu'elle finit par quitter la villa avec ses enfants. 

J'ai également beaucoup aimé retrouver les personnages secondaires. J'ai trouvé que Kitty avec son côté enfant gâté assez agaçante, elle est un peu déconnectée des réalités matérielles et des responsabilités familiales. L'évolution du personnel de maison est aussi très intéressante à suivre

Mon personnage favori reste Marie, toujours aussi courageuse et intègre, je l'aime beaucoup et je suis curieuse de la voir évoluer au fil des tomes restants


mercredi 18 mars 2026

Habemus Bastard, tome 1 - Sylvain Vallée


 Quatrième de couverture

Un homme de main n’a pas droit à l’erreur.

Lucien le sait, son patron ne lui pardonnera pas.

Il aurait pu faire n’importe quoi pour sauver sa peau : prendre un avion pour l’étranger et tenter de se faire oublier, s’engager dans la Légion ou même changer de tête.

Mais il a trouvé mieux : une soutane.

Mon avis

J’ai repéré cette BD chez Cultura grâce à une étiquette 'Coup de cœur'. Comme je l'avais déjà croisée à la bibliothèque, j'ai fini par tenter l'aventure, et je ne regrette pas.

Je pense que le premier tome est là pour planter le décor, on fait connaissance avec Lucien, homme de main obliger de se déguiser en curé afin de sauver sa peau. Le décalage est immédiat ! J'ai aimé les dialogues  et sa façon très personnelle et peu catholique de réinterpréter la parole de Dieu. des dialogues un peu à la Audiard !  Je suis curieuse de lire le tome 2 pour voir où cette B.D nous mène.

mardi 17 mars 2026

Magritte, ceci n'est pas une biographie - Zabus


 Quatrième de couverture

Charles Singullier est un employé ordinaire qui, pour une fois, se permet une petite originalité : il s’achète un chapeau melon au marché aux puces des Marolles à Bruxelles. Une fois le chapeau posé sur la tête, rien ne sera plus pareil pour Charles : il est victime d’hallucinations issues de l’œuvre de Magritte. Et plus moyen d’enlever ce chapeau sauf s’il perce le mystère des tableaux de Magritte ! Une œuvre qui s’interroge sur le sens des mots et des images et qui entraîne Charles dans un jeu de piste qui l’amènera à mieux comprendre Magritte, à le croiser, mais aussi à s’interroger sur lui-même, sur l’amour et sur la place de la fantaisie dans sa vie.

Mon avis

Tout commence quand Charles Singullier achète un vieux chapeau melon au marché aux puces de Bruxelles. Il ignore alors que c'est celui de René Magritte ! Dès qu'il le pose sur sa tête, sa réalité bascule : il est projeté dans l'univers du peintre et subit d'étranges hallucinations. Pour retrouver sa vie normale et pouvoir retirer ce chapeau, il n'a pas d'autre choix que de percer les secrets des œuvres de l'artiste.

Ayant déjà visité une exposition sur Magritte, j'ai pris beaucoup de plaisir à identifier ses tableaux célèbres au fil des pages. L'histoire est un brin décalée et pleine de fantaisie, ce qui rend la lecture très plaisante. Ce n'est pas un livre d'histoire ennuyeux, mais une aventure poétique qui permet de mieux comprendre l'esprit du surréalisme tout en s'amusant. Les dessins, tout en douceur, rendent un bel hommage aux couleurs et à l'ambiance du peintre.

lundi 16 mars 2026

Les filles de la villa aux étoffes tome 2 - Anne Jacobs


 Quatrième de couverture

Augsbourg, hiver 1916. La villa aux étoffes est devenu un hôpital militaire et la Première Guerre mondiale s'apprête à bouleverser les vies de la famille Melzer...

Augsbourg, hiver 1916.
Trois ans se sont écoulés depuis le jour où Marie a frappé pour la première fois à la porte des Melzer. Seulement trois ans... et pourtant tout a changé. Si la jeune femme est à présent l'épouse de Paul et la maîtresse des lieux, l'heure n'est plus à la fête dans la somptueuse demeure transformée en hôpital militaire. Les hommes ont rejoint le front, femmes et domestiques œuvrent jour et nuit aux côtés des blessés et Marie se consacre à la gestion de l'usine familiale, dont elle découvre avec stupeur la situation critique.
Alors que s'éloigne un peu plus chaque jour l'espoir de voir Paul revenir rapidement de cette guerre terrible et que le destin de toute la famille repose sur ses seules épaules, Marie se sent vaciller. Qu'est-ce qui la retient alors d'accepter l'aide du séduisant Ernst von Klippstein, qui n'a jamais dissimulé l'intérêt qu'il lui porte ?


Mon avis


Dans ce tome 2, nous sommes plongés en 1916, dans les tourments de la première guerre mondiale. L'autrice dépeint avec justesse les privations, la faim, le rationnement et les difficultés d'approvisionnement qui frappent aussi bien la villa que l'usine de tissu.


Nous assistons aux départs des hommes pour la guerre, heureux de servir leur pays pour une guerre qui ne durera pas longtemps, pensent-ils. Même Paul finira par être enrôlé laissant derrière lui une famille désemparée. 


C'est ici que l'émancipation des femmes prend tout son sens : Paul est au front et son père Johann Melzer est affaibli. Marie doit se battre pour transformer la production de tissus de luxe aux draps militaires afin de protéger le patrimoine de la famille. Marie est une vraie femme d'affaires, tandis qu'Elisabeth et Katharina gagne aussi en assurance et en indépendance.


La villa sera transformée en hôpital pour soigner les blessés qui rentrent du front, Katharina et Elisabeth vont de confronter à la réalité de la guerre.

Mais c'est surtout l'histoire entre Paul et Mair qui m'a tenu en haleine : Paul étant porté disparu  on se demande avec angoisse si leur amour survivra à la distance et aux traumatismes de la guerre


Les domestiques ne sont pas en reste : la guerre bouleverse aussi leur quotidien certains voient d'un mauvais oeil la place que prend Marie tandis que d'autres la soutiennent.


Je prends beaucoup de plaisir à lire cette série et j'attaque de suite le tome 3 

dimanche 15 mars 2026

Un jeudi au musée d'Art Moderne de Villeneuve d'Ascq

 Jeudi, nous sommes allées, ma fille et moi, au musée d'Art Moderne de Villeneuve d'Ascq pour voir l'exposition sur Kandinsky. Nous n'avons ni l'une ni l'autre aimé, intéressant malgré tout à voir, j'aime certains tableaux de ce peintre mais ils n'étaient pas à l'exposition. Voici quelques photos de toiles qui m'ont tout de même interrogée. 









Et ici quelques photos de l'exposition permanente, peu nombreuses également







samedi 14 mars 2026

Zoc - Jade Khoo


 Quatrième de couverture

Zoc est une jeune fille d’apparence normale. Elle ne sait pas quoi faire de sa vie, elle n’a pas de réelle passion, mais possède un drôle de pouvoir : capter et puiser l’eau avec ses cheveux ! Un pouvoir inutile et embêtant, dont elle va tout de même essayer de tirer parti.

Quand un village près de chez elle subit une vaste inondation, elle décide rendre service en évacuant l’eau…

Ce voyage lui permettra de faire une rencontre étonnante, et Zoc s’apercevra qu’en voulant aider des gens, elle peut créer d’autres problèmes.

Mon avis

Zoc est une jeune fille avec un drôle de pouvoir : elle capte l'eau avec ses cheveux. Cela semble inutile au premier abord, mais elle veut réussir à en tirer partie en évacuant toute l'eau d'un village inondé. Elle entreprend un grand voyage au cours duquel elle rencontrera un jeune garçon possédant lui aussi un pouvoir.

J'ai bien aimé cette B.D pour pour ses décors magnifiques et son lien fort avec la nature.  l'histoire m'a fait penser à la poésie des récits japonais, où le merveilleux s'invite avec beaucoup de douceur dans le réel.

vendredi 13 mars 2026

Quatre soeurs, tome 1, Enid - Malika Ferdjoukh


 Quatrième de couverture

Enid doit faire dix-sept pas de l'abribus jusqu'à l'impasse de l'Atlantique qui mène à sa maison, la Vill'Hervé. Un de moins que l'été dernier. La preuve que ses jambes allongent, donc qu'elle a grandi. N'empêche qu'elle est toujours la plus petite des cinq soeurs Verdelaine. Personne ne la croit quand elle dit qu'elle a entendu un fantôme hurler dans le parc et faire de la musique. Ni Charlie, trop occupée à réparer Madame Chaudière pour l'hiver et à arrêter de fumer pour faire des économies. Ni Bettina et ses copines Denise et Béhotéguy, dites DBB (la Division Bête et Bouchée), concentrées sur leur nombril. Ni Geneviève, mobilisée par son propre secret très difficile à préserver. Ni Hortense, plongée dans la rédaction de son journal intime. Ni Tante Lucrèce qui n'écoute qu'Engelbert Humperdinck, son crooner préféré. Ses parents la croiraient peut-être, mais ils sont morts depuis dix-neuf mois et vingt-deux jours. Swift, sa chauve-souris, l'écouterait sûrement mais elle a disparu dans la tempête, la nuit où le vieux sycomore du parc s'est mis à faire le poirier au fond du puits. Il faut qu'Enid se résigne : « Convaincre les grands, c'est comme vouloir qu'un chewing-gum mâchouillé une heure conserve son goût du début. »

Mon avis

Cinq filles, donc quatre sœurs (plus la petite Enid !) : Charlie, Geneviève, Bettina, Hortense et Enid. Orphelines depuis dix-neuf mois et vingt-deux jours, elles vivent seules dans une vieille maison face à la mer.

Dans ce premier tome, on adopte surtout le point de vue d'Enid. On découvre sa fantaisie et ses discussions avec les animaux ; elle a tout un monde à elle. J'ai beaucoup aimé les relations entre les sœurs : chacune a sa propre personnalité et le dessin permet de les reconnaître au premier coup d'œil.

La présence des fantômes des parents, à qui Enid parle parfois, est aussi une très belle façon d'aborder le deuil. Malgré ce sujet, l'ambiance reste joyeuse et certains dialogues m'ont vraiment fait rire. J'ai passé un excellent moment de lecture !