samedi 18 avril 2026

Les raisins de la colère - John Steinbeck


 Quatrième de couverture

"Dans les yeux des affamés se lit une colère grandissante. Dans leur âme les raisins de la colère sont chaque jour plus gros et plus lourds, et la vendange ne saurait tarder." Au coeur de l'Oklahoma des années 1930, les petits exploitants agricoles se font racheter de force leurs terres et sombrent dans la misère. Mais, miracle, l'appel de la Californie retentit : ses fruits savoureux à cueillir, son coton à récolter et son grand besoin de main-d'oeuvre. Toute la famille Joad se serre dans un pick-up pour atteindre cet eldorado avec le rêve d'y faire fortune. Parviendra-t-elle seulement à échapper à la faim ?

Mon avis

J'ai lu un Steinbeck pour le cours d'histoire, lorsque j'étais en 3ème. Quelle découverte à l'époque !  je ne me souviens plus s'il s'agissait de "à l'Est d'Eden" ou des raisins de la colère, alors l'envie d'écouter cette histoire m'a beaucoup tenté.

Je le lis maintenant avec toute ma maturité. Quelle humanité ! En plus l'écriture de Steinbeck est très imagée, j'ai pu me représenter les lieux, les scènes, les personnages avec précision et ce fut un régal ...

Tom sort de prison en liberté conditionnelle. Lorsqu'il revient chez lui, sa maison est détruite et remplacée par de grands champs de coton. Les petits exploitants ont été expulsés de leurs terres par les "banques". Eux qui parvenaient à vivre tant bien que mal de leur travail se voient obligés d'émigrer vers la Californie avec le rêve d'y trouver une vie meilleure. C'est l'exode de cette famille, les Joad, que l'on suit. On y observe la mise en place d'un capitalisme impitoyable. Quelle tristesse de voir ces fermiers chassés pour laisser place à de grandes exploitations impersonnelles. Au cours de ce voyage, la misère est telle que les plus faibles, enfants comme vieillards, paient un lourd tribut. J'ai été profondément touché par l'histoire de ces migrants qui rappelle malheureusement les migrations d'aujourd'hui. 

J'ai beaucoup aimé cette lecture, l'histoire de ces migrants m'a beaucoup touchée parce que malgré la misère la solidarité existait entre eux. La fin du roman montre que malgré la déchéance, l'humanité et le don de soi subsistent. 

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