Quatrième de couverture
Islande. À la mort de sa meilleure amie, tuée par son compagnon, Katla se lance un défi inédit : organiser une grève des femmes dans le monde entier, pour dénoncer les violences et les inégalités.
Japon. Michiko, jeune salariée enceinte, est harcelée par son patron.
Salvador. Ana María, ouvrière à l'usine, se bat pour sa fille, condamnée à trente ans de prison pour suspicion d'avortement.
Sénégal. Hawa, urgentiste, tente de sauver une enfant quand le trauma de son passé ressurgit.
Katla, Michiko, Ana María et Hawa ne se connaissent pas, mais toutes décident de dire non. Elles étaient seules, elles seront des millions. Sans les femmes, le monde s'arrêtera-t-il de tourner ? Et s'il suffisait d'un jour pour tout changer ?
Mon avis
Un livre que toute femme — et tout homme — devrait lire. Au fil de ma lecture, j'ai ressenti une tristesse grandissante. Combien de souffrances les femmes doivent-elles encore subir ? Je ne suis pas naïve, je connais cette réalité, mais lire une histoire où tout est ainsi concentré est vertigineux, tout en étant rassembleur et fédérateur.
L'auteur nous entraîne à la rencontre de quatre destins :
Katia, en Islande : touchée par le féminicide de sa meilleure amie, elle refuse de rester passive et fait de ce drame son combat. Inspirée par la célèbre grève des Islandaises en 1975, elle devient l'instigatrice d'une grève mondiale des femmes.
Ana Maria, au Salvador : ouvrière dans une usine, elle voit sa fille emprisonnée pour suspicion d'avortement. Elle va pourtant trouver la force de se soulever.
Michiko, à Tokyo : avec elle, c'est la place des femmes et le sexisme face à la maternité au sein de l'entreprise qui sont au centre de l'histoire.
Hawa, au Sénégal : elle incarne le combat des femmes africaines face à l'excision, aux violences institutionnelles et traditionnelles, ainsi qu'aux traumatismes du passé.
Toutes les quatre, pour des raisons différentes et pourtant si proches, vont rejoindre la grève mondiale prévue le 8 mars. Et elles ne seront pas seules...
L'histoire de ces quatre femmes est profondément touchante et rappelle la condition féminine dans le monde. Leurs combats sont justes et nécessaires ! Une citation m'a particulièrement marquée : "Nous sommes la moitié de l'humanité, les mères de la totalité de l'humanité, et pourtant, nous sommes invisibles" (Lynette Long, psychologue et autrice).
Alors que des changements sont en marche, dans d'autres pays, les droits des femmes restent bafoués. Rien n'est jamais acquis, et ce livre donne envie de s'engager encore plus dans la lutte ! »

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire