Quatrième de couverture
Sorcière voleuse d’âme pour les uns, farouche et frêle victime pour les autres, Nour est simplement une jeune femme qui rêve de pouvoir un jour être elle-même. Forte de sa différence, elle sait qui elle est, et ce qu’elle veut.
Fuir le Bénin, traverser le continent jusqu’à la Lybie.
Obtenir les papiers.
Passer coûte que coûte.
Mais le périple vers le Nord est long et les démons guettent. Sur son chemin surgissent des hommes sans foi ni loi. Elle est prête à jouer avec leurs armes, à se faire plus impitoyable que le pire des leurs.
Avant d’atteindre la dernière mer à franchir, elle devra durcir son coeur, endurer la faim, la solitude et l’abandon. L’espoir n’a pas de prix
Mon avis
Je remercie Babelio ainsi que les éditions Eyrolles pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une masse critique.
Tout à bord, lorsque j'ai reçu le livre dans ma boite aux lettres bien sûr ce fut la joie de découvrir le colis mais à l'ouverture ce fut une joie supplémentaire, je trouve que la couverture est belle aux yeux et au touché, et donne l'envie d'ouvrir le livre avec respect pour en découvrir cette terrible histoire.
Pour l'histoire, le personnage s'appelle Nour, elle est née dans le corps d'un homme. Elle est née au Bénin où comme dans bien des pays l'homosexualité est bannie. Elle a connu, le rejet, le harcèlement scolaire, les exorcismes, les prisons Lybiennes, les viols ...
Elle sait qui elle est et ce qu'elle veut à tout prix, elle veut passer sur le continent européen pour enfin pouvoir être elle-même.
On suit Nour du Bénin au camps de réfugiés. On ressent à chaque page sa peur, son angoisse d'être démasquée, cette peur est ancrée dans ses tripes et un peu dans les nôtres et on comprend ses choix, comme disait la chanson de Jean-Jacques Goldman, "Qu'aurions nous fait en en 1917 à Leidenstadt ?" personne ne sait.
Je me suis attachée à Nour et je ne peux m'empêcher de penser "mais dans quel monde vivons nous ?" C'est immonde la façon dont sont traités les réfugiés et tout ce qui se passe dans les camps.
Nour va rester quelques temps encore dans mes pensées, c'est un livre qui fait grandir car il nous ouvre les yeux sur des faits qui bien que nous savons qu'ils existent, nous préférons les garder loin de nous, après tout c'est si loin, que pouvons nous faire à notre échelle ? en tout cas, avec ce livre, des réfugiés ont un nom, un passé et ça change tout. L'une d'entre eux s'appelle Nour et c'est son histoire.

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