Quatrième de couverture
David est représentant commercial et vient de recevoir une proposition de promotion. Après une semaine passée loin de sa famille, il prend la route pour rentrer pour le week-end. Le temps est pluvieux et David ne se sent pas très bien. Alors qu'il s'arrête pour reprendre ses esprits, Emma, une auto-stoppeuse à l'allure marginale s'engouffre dans sa voiture. Il n'avait pas vraiment prévu ça mais, bonne âme, il accepte de faire un bout de chemin avec cette passagère aux convictions et au mode de vie opposés aux siens. Le temps d'un trajet tendu et semé d'embûches, David entrevoit la possibilité d'une autre manière de vivre et oscille entre deux extrêmes.
Mon avis
La couverture est très parlante : A l'heure où j'aimerais moi aussi ralentir, je n'ai pas pu résister à cette lecture.
David vient d'obtenir une promotion et compte bien prouver qu'il la mérite. Il va travailler dur poussé par sa direction qui lui dit qu'elle compte sur lui, d'ailleurs son patron n'hésite pas à l'appeler pour lui donner du travail alors que David commence tout juste à être en week-end et qu'il part rejoindre sa famille.
Sur la route de Douarnenez il s'arrête pour se reposer et rencontre Emma, une auto-stoppeuse qui se rend à Carhaix. David accepte de la prendre, un peu contraint et forcé par les circonstances. Tout oppose ces deux personnages : Emma est une fille libre, détachée de toutes contraintes, elle ne se sent pas liée par un boulot, pour elle le confort matériel n'est pas le but ultime de l'existence, alors que David sacrifie jusqu'à ses moments de repos pour son boulot. Sur la route, un évènement imprévu va bouleverser les certitudes de David ... Une petite pause imposée par les intempéries chez des personnes où le confort matériel se limite au minimum et proche de la nature sera peut être révélatrice pour David ...
Cette lecture m'a beaucoup plu car elle pousse à s'interroger sur l'absurdité de notre quotidien : pourquoi travailler toujours plus si ça finit par nous bouffer de l'intérieur ? Se contenter de moins est un grand défi, surtout quand la peur de manquer est si présent. N'est ce pas la société qui nous conditionne à penser ainsi ? Proche de la retraite, j'aspire à ce moment où je pourrai enfin ralentir. Pourtant une question demeure : comment prendre cette décision irrémédiable sans craindre l'avenir ?
C'est drôle, il y a peu un ami me disait qu'il était enfin à la retraite, j'ai ressenti au moment où il le disait ce que moi j'aurais éprouvé si j'étais à sa place, un tel soulagement ! Que ça m'interroge ... Est-ce que mon amour pour mon travail peut prendre le pas sur mon bien-être ?

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